Gestion des symptômes réfractaires de la maladie de Parkinson avec le Neurofeedback Thérapeutique Cygnet.

La maladie de Parkinson est une maladie du cerveau qui ne touche que l’humain et dont la fréquence augmente, notamment avec le vieillissement de la population.

Elle débute souvent par des signes discrets comme une perte d’odorat ou de la constipation, puis évolue vers les symptômes caractéristiques : tremblements, lenteur des mouvements et raideur. À des stades plus avancés, apparaissent des troubles de l’équilibre, des difficultés à marcher ou des blocages. D’autres symptômes peuvent aussi affecter la parole, la déglutition et l’expression du visage.

Face à ces limites, de nouvelles approches sont explorées, comme le neurofeedback. Cet article présente l’expérience de l’entraînement cérébral à très basse fréquence (ILF), utilisé au sein du service de neurologie de Montage Health (Monterey, Californie) pour accompagner les patients atteints de Parkinson.

Entraînement cérébral ILF dans la maladie de Parkinson

Dans la maladie de Parkinson, les symptômes moteurs (tremblements, lenteur, raideur) n’apparaissent souvent qu’après une perte importante des neurones liés à la dopamine. Cela signifie que le cerveau compense longtemps avant que la maladie ne devienne visible.

On sait aussi que certaines “ondes cérébrales” anormales (appelées ondes bêta) sont liées aux symptômes. Des traitements comme la stimulation cérébrale profonde permettent justement de réduire ces anomalies et d’améliorer l’état des patients.

Dans ce contexte, une approche non médicamenteuse et non chirurgicale semble intéressante : l’entraînement cérébral à très basse fréquence (ILF), le neurofeedback Cygnet. Cette méthode consiste à entraîner le cerveau à mieux fonctionner grâce à des retours en temps réel sur son activité.

Dans la pratique, l’ILF semble aider à réduire certains symptômes moteurs, mais aussi des troubles fréquents associés à Parkinson comme les problèmes d’attention, de mémoire ou l’anxiété. Elle pourrait améliorer des difficultés comme le blocage de la marche ou les problèmes d’équilibre.

Les recherches suggèrent qu’entraîner le cerveau peut aider à retrouver un meilleur contrôle des mouvements, en renforçant les mécanismes de compensation et en favorisant un fonctionnement plus automatique.

L’entraînement cérébral par EEG à très basse fréquence (ILF NF) agit sur des réseaux cérébraux très lents qui influencent globalement le fonctionnement du cerveau. Il aurait un effet régulateur important sur les neurones impliqués dans le contrôle des mouvements chez les personnes atteintes de Parkinson.

Neurofeedback de deuxième génération : Neurofeedback Thérapeutique Cygnet

Le neurofeedback ILF NF (Cygnet) ne demande pas d’effort conscient : le cerveau apprend de façon automatique, en agissant surtout sur des zones profondes liées aux émotions et à la régulation interne. Cela favoriserait un meilleur fonctionnement “automatique” des mouvements, souvent perturbé dans la maladie.

On observe aussi une diminution de certaines activités cérébrales anormales (les ondes bêta), associées aux symptômes de Parkinson. Concrètement, les patients peuvent ressentir des effets positifs dès une séance (par exemple moins de tremblements), avec des bénéfices qui durent quelques jours. Des séances répétées permettent ensuite de renforcer ces effets dans le temps.

Au final, cette approche pourrait aider le cerveau à mieux se réorganiser et à compenser les dysfonctionnements, en améliorant sa capacité naturelle d’adaptation.

Démonstration par EEG spectral de la suppression bêta pendant une séance d’entraînement cérébral ILF (Cas B exposé à la fin).

L’entraînement cérébral ILF agirait sur les réseaux du cerveau actifs quand on est éveillé mais au repos (par exemple quand on ne fait rien de particulier mais qu’on pense ou qu’on ressent). Ces réseaux jouent un rôle clé dans la régulation interne du corps, l’adaptation et l’équilibre global.

Particularité importante : cette activité cérébrale très lente ne dépend pas seulement des neurones, mais aussi d’autres cellules du cerveau (les astrocytes), qui participent à l’énergie et à la régulation du système.

L’ILF agit donc en profondeur, notamment sur des zones impliquées dans les émotions et les fonctions automatiques (comme l’hypothalamus). Son objectif est d’améliorer la “régulation globale” du cerveau, un peu comme un système de pilotage interne.

Même si les capteurs sont placés à certains endroits précis sur le cuir chevelu, c’est en réalité tout le cerveau qui est influencé. Les zones choisies sont celles qui jouent un rôle central dans la coordination des différentes fonctions mentales.

Enfin, l’entraînement est personnalisé : il s’adapte à chaque patient, en fonction de ses symptômes et de son fonctionnement neurologique, pour optimiser les effets.

Cas concrets

Voici 3 personnes atteintes de Parkinson qui ont eu des séances d’entrainement cérébral ILF de Neurofeedback Thérapeutique Cygnet :

Cas A : Une femme de 77 ans, très handicapée par des tremblements et des difficultés à marcher, voit une amélioration rapide dès la première séance de neurofeedback. Après 40 séances, ses tremblements se stabilisent et elle gagne en autonomie, allant parfois jusqu’à oublier sa canne.

Cas B : Une femme de 63 ans, initialement atteinte de troubles de la voix puis de tremblements et de difficultés d’écriture, constate une amélioration dès la première séance de neurofeedback. Après 50 séances, elle retrouve une meilleure autonomie, notamment pour écrire.

Cas C : Un avocat de 76 ans développe un syndrome parkinsonien après une hémorragie cérébrale. Malgré un traitement médicamenteux efficace au départ, son état se dégrade progressivement jusqu’à une perte totale de mobilité, nécessitant un fauteuil roulant.

Après une première séance de neurofeedback ILF, il retrouve immédiatement la capacité de marcher avec un déambulateur. Il poursuit ensuite les séances pour consolider et maintenir cette amélioration.

👉 Ces cas illustrent que le neurofeedback Thérapeutique Cygnet (ILF NF) peut apporter des améliorations rapides et durables sur différents symptômes de la maladie de Parkinson, en complément des traitements classiques.

Article complet ici 👉 https://www.frontiersin.org/journals/human-neuroscience/articles/10.3389/fnhum.2022.894781/full

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